Les troubles du sommeil

Les pathologies

Insomnie B111Près de 20% des Français adultes sont insomniaques et 10% prennent régulièrement un somnifère.

Quand parle-t-on d’insomnies ?

On parle d’insomnie devant des troubles du sommeil de type :

  • Troubles de l’endormissement (mettre plus de 30 minutes pour s’endormir)
  • Réveils nocturnes au cours de la nuit : au moins deux éveils par nuit avec difficultés pour se rendormir
  • Réveil trop précoce : se réveiller au moins une heure avant l’heure choisie avec impossibilité de se rendormir
  • Sommeil non récupérateur

Ces troubles doivent survenir fréquemment, au moins trois fois par semaine, depuis au moins un mois et avec des conséquences sur la journée du lendemain de type :

  • Fatigue
  • Troubles de concentration, de l’attention
  • Irritabilité, nervosité
  • Difficultés professionnelles
  • Difficultés à effectuer des tâches quotidiennes
Comment traiter une insomnie ?

Il faut toujours rechercher une cause avant de démarrer un traitement. Parmi les causes les plus fréquentes on retrouve :

Les insomnies réactionnelles, transitoires, liées à un événement de vie difficile : deuil, maladie surmenage, stress professionnel, mauvaise hygiène de vie.
Ces insomnies durent quelques jours à quelques semaines et guérissent spontanément, mais elles doivent être prises en compte sérieusement pour qu’elles ne mènent pas à l’insomnie chronique

  • Les insomnies comorbides, liées à un trouble neurologique (maladie de Parkinson ou d’Alzheimer…), à une douleur rhumatologique, à des problèmes endocriniens (thyroïde, diabète), à des troubles respiratoires ou cardiaques
  • Les insomnies comorbides psychiatriques. L’anxiété et la dépression sont très souvent retrouvées comme causes d’insomnie, un bilan psychologique est alors réalisé
  • Les insomnies médicamenteuses ou toxiques. De nombreux médicaments comme les corticoïdes ou les bêtabloquants ont un effet négatif sur le sommeil
  • Les insomnies dues à d’autres troubles du sommeil, tel que le syndrome d’apnées du sommeil, le syndrome des jambes sans repos ou encore la narcolepsie

Puis le traitement des insomnies comprend une association de méthodes médicamenteuses et non médicamenteuses telles que celles que nous pratiquons dans notre centre :

  • Thérapies cognitives et comportementales TCC
  • Méthodes de sophrologie-relaxation en groupes
  • Luxthérapie
  • Hypnose
  • Mindfulness

Hypersomnie B112L’Hypersomnie se caractérise par un besoin excessif de sommeil. Une nuit de sommeil de longueur normale est alors insuffisante pour se reposer et les patients présentent des épisodes de somnolence involontaire au cours de la journée.

Comment détecter l’Hypersomnolence ?

Souvent difficiles et longues à diagnostiquer car on les confond avec de la fatigue ou de la dépression, on détecte les hypersomnies en évaluant l’importance de la somnolence à l’aide de tests itératif des latences d’endormissement.
A cinq reprises dans la journée, la personne est allongée dans un lit, lumières éteintes et on lui demande de se laisser aller au sommeil. Un enregistrement polysomnographique du sommeil est réalisé en continu ce qui permet de mesurer combien de temps le sujet s’endort.

Quelles sont les causes de l’Hypersomnie ?

Les hypersomnies peuvent être liées à une maladie organique, neurologique, endocrinienne, infectieuse, neurologique, post-traumatique ou métabolique. Elles peuvent être primaires sans origine clairement retrouvée comme la narcolepsie.
Elles peuvent être induites par :

  • Une insuffisance de sommeil : dette chronique de sommeil
  • Le travail de nuit ou le travail à horaires décalés
  • Certains médicaments ou l’alcool
Comment les traiter ?

Le traitement des hypersomnies repose sur le respect d’une bonne hygiène de sommeil avec durée augmentée parfois jusqu’à 10 heures de sommeil par 24 heures et des médicaments éveillant.

Qu’est ce que la narcolepsie ?

narcoLa narcolepsie ou maladie de Gélineau est une hypersomnie rare, très invalidante d’origine génétique, mais qui n’est pas à transmission automatique de parent à enfant. Bien qu’elle puisse survenir avant 2 ans, elle se déclenche le plus souvent entre 15 et 20 ans. Cette maladie rare touche cependant plusieurs dizaines de milliers de personnes en France.
On retrouve parfois une cause déclenchante : accident, maladie infectieuse, choc psychologique.

 

Les symptômes

Les narcoleptiques présentent deux types de symptômes caractéristiques :

  • Une somnolence diurne excessive, qui se traduit par des épisodes de sommeil contre lesquels on peut difficilement lutter, et qui se répètent à plusieurs reprises au cours de la journée.
  • Des chutes du tonus musculaire, au moment d’émotions, sans altération de la conscience. La personne sent sa tête qui tombe, ses jambes qui lâchent. Au bout de quelques secondes, voire minutes, le tonus musculaire revient et il peut se remettre debout. Les émotions qui déclenchent cette cataplexie sont en général positives: éclats de rire, joie, surprise… mais elles peuvent aussi être négatives : le bruit, la colère…

Autres symptômes, moins systématiques : des hallucinations, survenant lors de l’endormissement ou au réveil. Des paralysies du sommeil se traduisant par une chute du tonus musculaire au moment du réveil matinal, à la fin d’une sieste ou à l’endormissement. Un mauvais sommeil nocturne perturbé par de nombreux réveils

ronflement-schémaLe ronflement est une vibration des voies aériennes supérieures parfois très sonore, jusqu’à 90dB. Il est très gênant socialement et peut perturber le sommeil soit directement, soit par les apnées du sommeil. Il est aussi très perturbant pour le conjoint.

Quelle est l’origine des ronflements ?

Le ronflement est lié à la vibration des parties molles de la gorge et du nez lors du passage de l’air au cours du sommeil.
Pendant la nuit les muscles se détendent et la respiration devient automatique
La position allongée favorise aussi une obstruction des voies respiratoires par la masse graisseuse qui s’accumule dans la région du cou.

Quels sont les facteurs favorisant le ronflement ?

Facteurs anatomiques :

  • Une déviation de la cloison nasale
  • Une grosse langue, une grosse luette
  • Un voile du palais plongeant et épaissi
  • De grosses amygdales

Facteurs fonctionnels :

  • Un relâchement des muscles respiratoires qui peut s’aggraver par l’alcool ou certains médicaments
  • En vieillissant, la tonicité musculaire s’affaiblit ce qui augmente les risques de ronflement
  • La surcharge pondérale
SASQu’est-ce que l’apnée du sommeil ?

On appelle apnée du sommeil une interruption de la respiration pendant au moins 10 secondes, survenant au cours du sommeil. La plupart des apnées sont liées à un obstacle sur les voies hautes de la respiration au niveau nasal ou du pharynx (arrière-gorge entre les fosses nasales et la cavité buccale). Cet obstacle peut être lié à l’anatomie : une grosse langue, un voile du palais trop long et plongeant, un palais ogival, une déviation de la cloison nasale. On parle alors d’apnées obstructives. Les apnées sont presque toujours précédées par des ronflements qui traduisent cette obstruction des voies respiratoires. La présence de quelques apnées au cours de la nuit n’est pas du tout inquiétante et très banale. C’est la répétition fréquente de ces apnées qui peut avoir des conséquences sévères sur l’organisme.

Le syndrome de l’apnée du sommeil

On parle de syndrome d’apnées du sommeil ou SAS lorsque le nombre d’apnées chez l’adulte est supérieur à 30 par heure de sommeil.
On estime que 5 à 10% des adultes auraient un syndrome d’apnée du sommeil. Mais dans certains groupes, notamment les diabétiques, les obèses, les hypertendus, ce sont 30 à 50 % des patients qui sont apnéiques.

Les signes permettant de reconnaître ce syndrome :

  • Un ronflement sonore et ancien
  • Une somnolence pendant la journée avec une tendance à s’endormir très facilement dans les situations monotones
  • Un sommeil non récupérateur
Quel traitement ?

Le traitement repose sur la ventilation nocturne en pression positive continue (PPC) par voie nasale qui est actuellement le traitement de référence dans le SAS.
Parmi les autres traitements proposés on retrouve :

  • Les prothèses amovibles d’avancée mandibulaire (appareils moulés sur les dents et qui permettent d’avancer la mâchoire inférieure au cours de la nuit diminuant ainsi, ronflements et apnées.
  • L’acte chirurgical, beaucoup plus rare, axé sur la chirurgie du nez et du voile du palais soit par méthode classique, soit par laser
Comment détecter un syndrome des jambes sans repos ?

 


Ce syndrome se présente comme :

  • Un besoin impérieux de bouger les jambes, souvent associé à des sensations inconfortables et désagréables dans les jambes : Fourmillements, picotements, brûlures
  • Une apparition ou une aggravation de ces symptômes lors des périodes de repos ou d’inactivité, particulièrement en position allongée ou assise
  • Un soulagement ou une rémission des signes avec des mouvements comme la marche ou l’étirement.
  • Une apparition ou une nette aggravation le soir ou la nuit

Ce syndrome des jambes sans repos s’associe souvent au cours du sommeil à des mouvements périodiques des membres inférieurs qui perturbent le sommeil et la première plainte est l’insomnie avec en particulier des difficultés d’endormissement

Jet-Lag-B117Qu’est ce que l’horloge biologique et rythmes circadiens ?

Il existe dans le cerveau une horloge biologique réglée sur 24 heures qui gouverne nos rythmes veille-sommeil mais aussi de très nombreux autres rythmes appelés rythmes circadiens. Ce sont :

  • Le rythme de la température interne
  • Les rythmes cardiaque et respiratoire
  • De nombreux rythmes hormonaux : le cortisol, la mélatonine, l’hormone de croissance

Pour la plupart des personnes, cette horloge est bien réglée sur 24 heures. Pour d’autres, celle-ci peut être déréglée, soit en raison d’habitudes de vie ou de travail, soit par dérèglement interne ou désynchronisation

Quels sont les troubles de l’horloge biologique communs ?
  • Le syndrome d’avance de phase
    C’est un dérèglement interne de l’horloge, fréquent chez les personnes âgées qui se traduit par un besoin irrésistible de sommeil tôt dans la soirée, vers 20 heures ou 21 heures, associé à un réveil tôt le matin, vers 4 ou 5 heures, avec une impossibilité de se rendormir
  • Le syndrome de retard de phase
    La personne est très en forme le soir et a de grandes difficultés à s’endormir avec parfois un sommeil qui ne vient pas avant 1 ou 2 heures du matin. Le réveil est aussi très difficile avec de grandes difficultés à se réveiller le week-end ou pendant les vacances . Le retard de phase est très fréquent chez les jeunes adultes et les adolescents
  • Le Jet Lag ou syndrome du décalage horaire
    Suite à un voyage avec changement de fuseaux horaires, le sommeil et les rythmes sont perturbés. Pour que l’horloge biologique s’adapte au nouvel horaire, il faut en moyenne un jour par heure de décalage pour se repositionner normalement. Le décalage vers l’ouest est plus facile à tolérer que le décalage vers l’est.
  • Le travail de nuit et travail à horaires décalés (les 3×8) sont également perturbateurs de l’horloge biologique.
  • Les non-voyants présentent parfois aussi un « rythme ne libre cours » appelé (Non-24) par manque de régulation de l’horloge par la lumière.
Qu’est ce que le somnambulisme ?

somnoLe somnambulisme consiste à l’exécution de gestes ou comportements automatiques plus ou moins élaborés au cours du sommeil et sans conscience de les accomplir
De manière générale, la personne s’assoit sur son lit, marmonne quelques mots et se rallonge pour se rendormir.
Parfois, on observe cependant des actions plus complexes de type :

  • Déambulations nocturnes
  • Boulimies nocturnes avec prise d’aliments en général non cuisinés
  • Actes de violence envers soi-même ou son conjoint, dans un contexte de rêves agressifs

Les crises ont lieu en première partie de la nuit lors du sommeil lent profond. La personne somnambule ne se souvient en général de rien
Très fréquent chez l’enfant (1/10), très rare chez l’adulte, mais peut réapparaître dans des situations de stress
En général, on ne traite pas le somnambulisme, on conseille simplement un traitement du stress avec des séances de relaxation ou une amélioration de l’hygiène de vie

Qu’est ce que la somniloquie ?

La somniloquie consiste à parler ou émettre des sons, au cours de la nuit le plus souvent inaudibles.
Le discours du somniloque traduit parfois une anxiété sur des tâches à accomplir avec urgence ou sur une préoccupation difficile à saisir pour les autres.

Les terreurs nocturnes surviennent principalement chez l’enfant d’âge scolaire et parfois, plus rarement chez les jeunes adultes.
Comme leur nom l’indique, elles sont « terrorisantes »:

  • Au début de la nuit, alors que l’enfant semble bien endormi, il devient agité et hurle de « terreur » dans son lit. Une chose terrible ou un horrible cauchemar semble lui être arrivé. Son cœur bat à toute vitesse, il est en sueur et semble se débattre
  • Ces terreurs surviennent dans la première partie de la nuit, la plupart du temps en plein sommeil profond

Elles peuvent cependant être le témoin d’un stress ou d’une anxiété. Il est alors utile de discuter avec l’enfant ou le jeune pour savoir comment mieux faire face à ce stress : le sport, la relaxation peuvent être proposés. Les terreurs nocturnes disparaissent en général avec la puberté.
Exceptionnellement, dans un contexte où les terreurs sont répétées toutes les nuits et perturbent le sommeil de la famille ou des voisins, un traitement médicamenteux sera prescrit.

Les outils pour mieux connaître le sommeil

Près d’un Français sur deux se plaint d’un mauvais sommeil et 20% sont insomniaques. C’est pour mieux connaître le sommeil, sa qualité et sa durée que les médecins du sommeil ont mis au point des outils d’évaluation du sommeil et de la somnolence.

Il existe des outils simples et accessibles à tous tels que :

L’agenda du sommeil permet de mieux connaître votre sommeil au jour le jour et sur une longue période. Il permet également de mieux connaître votre profil de sommeil :

Êtes-vous régulier ou irrégulier dans vos habitudes ?

Êtes-vous du soir ou du matin ?

Êtes-vous un petit dormeur ou un grand dormeur ?

La période minimale est habituellement de 2 semaines, mais certaines personnes remplissent l’agenda pendant un mois, ce qui donne encore plus d’informations.

Nous vous proposons l’agenda que nous utilisons régulièrement. Il en existe plusieurs modèles, mais ce dernier modèle est particulièrement pratique.

L’agenda est à remplir chaque matin au lever, pour juger de la nuit qui vient de se dérouler et le soir avant de vous coucher pour évaluer comment s’est passée votre journée.

Cliquez ici pour télécharger l’agenda du sommeil au format PDF

Echelles et questionnaires

Les échelles et les questionnaires sont utilisés pour mieux apprécier l’origine et l’importance des troubles du sommeil.
C’est le cas du questionnaire du sommeil de l’Hôtel-Dieu que nous proposons à tous nos patients depuis dix ans. Rempli en 15 minutes, il permet d’identifier les différentes pathologies du sommeil : Insomnie, Hypersomnie, Narcolepsie, Apnée du sommeil ou encore le Syndrome des jambes sans repos.

Voici la liste des questionnaires et échelles que nous utilisons au centre du sommeil :

  • Echelle d’Epworth, qui nous permet de quantifier la somnolence d’un patient
  • Questionnaire de Vis-Morgen, étude qualitative qui nous renseigne sur la qualité de la nuit du patient
  • Questionnaire de sommeil de Spiegel, étude quantitative relative au sommeil du patient
  • Le PSQI, Index de qualité du sommeil de Pittsburgh
Les tests
  • Test des Latences d’Endormissement (TILE) :
    Le TILE a pour but de mesurer la tendance à s’endormir au cours de la journée en condition de laboratoire de sommeil, c’est-à-dire allongé sur un lit, au calme, dans l’obscurité, à horaires fixes, et de rechercher la présence d’endormissements anormaux en sommeil paradoxal. Ce test est basé sur le principe selon lequel plus un sujet est somnolent, plus il s’endort rapidement.
  • Test de Maintien d’Eveil (TME):
    Le TME est un enregistrement polysomnographique qui s’effectue de jour.
    Ce test ne sert pas au diagnostic mais plutôt à tester l’efficacité d’un traitement contre la somnolence ou pour confirmer la bonne vigilance d’un conducteur ou d’un opérateur

Les enregistrements du sommeil de nuit peuvent utiliser des outils technologiques plus ou moins complexes. Ce sont des examens objectifs et physiologiques du sommeil et de la vigilance, habituellement réalisés en laboratoire du sommeil.

On y retrouve :

  • L’actimétrie
  • La polysomnographie: Enregistrement complet du sommeil au laboratoire ou à domicile
  • Et la polygraphie ventilatoire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Centre du sommeil et de la vigilance de l’Hôtel-Dieu n’explore que les adultes (après 18 ans). Il n’y a pas de bilan d’urgence. Le premier rendez-vous est toujours une consultation, parfois suivie d’un examen du sommeil.

Il est aussi parfois simple d’utiliser son téléphone mobile pour évaluer son sommeil c’est le cas de l’application iSommeil mise au point par notre centre et présente sur Apple store et Android.

Les traitements

La prise en charge des troubles du sommeil fait appel à deux approches : l’une médicamenteuse et l’autre non médicamenteuse
Ces deux méthodes ne sont pas concurrentes mais complémentaires en fonction de l’évolution des troubles du sommeil.

Voici les différents outils et dispositifs que nous utilisons pour traiter les troubles du sommeil :

1515Le traitement du syndrome d’apnées du sommeil repose sur la ventilation nocturne en pression positive continue (PPC) par voie nasale qui est actuellement le traitement de référence dans le SAS (Syndrome d’Apnées du Sommeil).

Il s’agit d’un respirateur avec un masque nasal qui envoie de l’air sous pression s’opposant à la fermeture des voies aériennes et réduisant ainsi le nombre d’apnées. Cet appareil est fourni par des sociétés d’assistance respiratoire qui vous aident à bien le mettre et le tolérer au cours de la nuit.

L’effet de ce traitement est très positif sur la fatigue et la récupération du sommeil et aide les patients à tolérer le désagrément d’être ainsi équipés d’un respirateur au cours de la nuit.

Les équipements les plus récents ne sont pas bruyants, peuvent être emportés en voyage et sont équipés d’humidificateurs et de masques souples. Ce dispositif prescrit par le médecin du sommeil est pris en charge par la Sécurité Sociale et la Mutuelle.

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Une orthèse d’avancée mandibulaire est un dispositif médical, moulé sur les dents qui permet de maintenir la mâchoire inférieure en position avancée au cours du sommeil diminuant ainsi ronflements et apnées. Cette avancée mécanique libère le passage de l’air au niveau du pharynx et diminue le phénomène d’obstruction. Ce dispositif prescrit pas le médecin du sommeil est pris en charge par la Sécurité Sociale et la Mutuelle.

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Le traitement par la lumière agit directement sur l’horloge biologique par les voies visuelles. Cette thérapie a été validée par de nombreuses publications scientifiques depuis 20 ans.

Plusieurs catégories de médicaments peuvent être utilisées pour traiter l’insomnie et les troubles du sommeil. Ils font l’objet de procédures très strictes validées par les agences du médicament nationales et internationales. Leur efficacité est donc prouvée et souvent sans effets secondaires sévères. Cependant, ils doivent être utilisés selon les règles et sont parfois susceptibles d’entraîner une certaine dépendance psychologique ou même physique.

Les médicaments hypnotiques ou somnifères

Certains sont sur prescription médicale d’autres sont en vente libre en pharmacie, mais les médicaments en vente libre ne sont pas forcément les plus anodins. Ils peuvent présenter, des effets secondaires et favoriser la somnolence au volant.
Ces médicaments sont particulièrement indiqués pour les personnes qui présentent une insomnie liée à une période difficile ou aux patients ayant des troubles du sommeil associés à d’autres maladies chroniques.

Les traitements psychotropes

Les troubles du sommeil survenant souvent dans un contexte d’anxiété ou de dépression, les médecins prescrivent parfois directement des médicaments contre l’anxiété (les anxiolytiques) ou contre la dépression (les antidépresseurs) pouvant avoir un effet bénéfique sur le sommeil.

Le traitement de la cause

L’insomnie peut être liée à de nombreuses causes physiques. Si tel est le cas, le traitement de la cause suffit souvent à retrouver un meilleur sommeil :

  • Les antalgiques contre la douleur
  • Traitement de l’asthme…
Les plantes

De nombreuses plantes comme la Valériane, la Passiflore, ou le Tilleul jouent un rôle positif sur le sommeil.
Sous forme de tisanes ou de comprimés, elles ont souvent un effet apaisant, mais sont insuffisantes en cas de troubles sévères.

La chronothérapie est utilisée pour les personnes qui présentent des troubles du rythme veille-sommeil, d’avance ou de retard de phase. Il s’agit d’un déplacement progressif des horaires de sommeil.

Le principe :

Celui-ci consiste à avancer les horaires de coucher de 3h tous les 2 jours jusqu ‘à un recalage (coucher 22-23h). Le protocole est assez contraignant et nécessite une grande motivation.

Quand on souffre de troubles du sommeil depuis des mois, voire des années, il n’est pas simple d’en parler en quelques minutes. C’est pourquoi nous proposons a beaucoup de nos patients des entretiens avec une psychologue.

Le but n’est pas de faire une psychothérapie mais de pouvoir parler de manière plus prolongée de vos troubles du sommeil au cours de plusieurs entretiens d’une demi-heure.
Grâce à son écoute et aux renseignements qui lui sont donnés sur l’histoire de l’insomnie, la psychologue pourra renseigner le médecin et l’aider à trouver la meilleure solution pour vous.

A l’issue de ces entretiens, la psychologue peut aussi vous orienter si nécessaire vers des médecins psychiatres attachés au centre du sommeil.

La sophrologie utilise les techniques de relaxation musculaire, de respiration et de concentration par imagerie mentale pour lutter contre le stress et l’anxiété fréquemment associés à l’insomnie.
A l’Hôtel-Dieu les groupes de sophrologie rassemblent entre 10 et 15 patients sur un principe de 5 séances (11 semaines) construites autour d’un meilleur sommeil comprenant éducation sur le sommeil et apprentissage pratique.
Les séances sont animées par des sophrologues formées par le CEAS (Centre Etude et Apprentissage de la Sophrologie).

  1. 20 minutes, c’est le temps maximal que l’on doit mettre pour s’endormir. Si au-delà vous êtes toujours éveillé(e), levez-vous, lisez, regardez la télévision. Il vaut mieux bien dormir 3 heures que mal dormir 5 heures !
  2. Si vous avez un rituel avant de dormir, lire quelques pages par exemple, ne changez pas, même si vous vous couchez tard.
  3. Aérez votre chambre avant de vous coucher, la température idéale pour bien dormir est de 18°.
  4. Ne prenez pas de bain chaud juste avant d’aller au lit. Cela fait monter la température corporelle et ne favorise pas l’endormissement.
  5. Attention au bruit et à la lumière. Si vous avez un sommeil fragile, veillez à vous isoler le mieux possible du bruit, de la lumière extérieure ou des lumières de veille des appareils, électriques par exemple (portables, diodes, télévision…).
  6. Ne mangez pas trop lourd au dîner car vous risquez de vous réveiller au milieu de la nuit. Eviter les aliments protidiques (viandes par exemple) qui peuvent stimuler la vigilance. Il favorise l’endormissement. Une boisson légèrement sucrée (tisane, lait chaud…) avant d’aller au lit favorise l’endormissement. Brossez-vous les dents juste après !
  7. Faîtes de l’activité physique dans la journée mais pas n’importe comment et l’heure de pratique idéale doit être entre 4h et 8h avant l’heure habituelle de coucher. La qualité de sommeil est améliorée grâce à la pratique d’une activité physique modérée (marche, vélo, footing léger …), non compétitive et suivie de technique de relaxation (stretching, respiration profonde, massage …).
  8. Réveillez-vous toujours à la même heure si vous le pouvez. La régularité de l’heure du réveil est un bon paramètre d’efficacité, de concentration et de mise en route pour la journée.
  9. Exposez-vous à la lumière dès que vous êtes réveillé(e). La lumière naturelle en été ou artificielle en hiver.
  10. Réchauffez-vous. La température du corps s’est refroidie pendant la nuit. Il faut donc réchauffer en quelque sorte la machine ! Habillez-vous, prenez un petit déjeuner avec une boisson chaude et une bonne douche chaude afin de faire remonter la température corporelle.