La recherche

L’équipe de recherche EA 7330 VIFASOM Paris Descartes (Vigilance Fatigue Sommeil et santé publique)

L’équipe d’accueil EA 7330 VIFASOM (Vigilance Fatigue, Somnolence et Santé Publique) a été labellisée par l’AERES en 2013 sur Paris Descartes et est située à l’Hôtel Dieu au B1 4ème étage. Elle est co-dirigée par le Pr Damien LEGER et par Mounir CHENNAOUI de l’Institut de Recherche Biomédical des Armées et comprend une vingtaine de chercheurs de l’IRBA et de l’Université dont les thématiques s’inscrivent complètement dans nos thématiques.

Joëlle ADRIEN, Mounir CHENNAOUI, Brice FARAUT, Danièle GOMEZ-MERINO, Didier LAGARDE, Damien LEGER et Maurice OHAYON sont les chercheurs HDR encadrant les travaux de l’équipe :

  • Epidémiologie des troubles du sommeil et de la Vigilance, en collaboration avec l’INPES (François BECK)
  • Sommeil, vigilance et Travail
  • Environnement-sommeil et Vigilance
  • Privation de sommeil et conséquences sur la santé de sujets sains et contremesures.

Le partenariat avec l’IRBA est encadré par des conventions signées entre l’Université Paris Descartes et l’IRBA et entre l’APHP et l’IRBA.
http://www.defense.gouv.fr/sante/notre-expertise/recherche-biomedicale/recherche-biomedicale

Les projets à 5 ans de l’équipe s’inscrivent dans le cadre du projet plate-forme dans ses 4 dimensions (lien avec plate-forme) :

  • Le travail de nuit
  • Les effets de l’environnement (bruit-lumière-température) sur le sommeil et la vigilance
  • La sécurité routière
  • Le sport de haut niveau et les situations d’exception (armée).

Une collaboration active se fait également avec d’autres équipes de l’IRBA notamment sur la thématique stress et comportement Dr Frederic CANINI, Dr Marion TROUSSELARD.

Epidémiologie des troubles du sommeil et de la vigilance : Evolution du temps de sommeil

Une des thématiques centrales de l’équipe est de mieux connaître la prévalence et la nature des troubles du sommeil et de comprendre comment le temps de sommeil influence la santé, le comportement et le bien être de différents groupes dans la population générale ou au travail.

Ces études épidémiologiques se sont faites et se font en collaboration en France avec :

L’INPES (Institut National d’Education pour la Santé) en collaboration avec François BECK et Jean-Baptiste RICHARD notamment par l’intermédiaire du baromètre santé INPES, mais aussi l’enquête sur les DOM-TOM 2015, l’Enquête Evènements de vie et santé 2005, l’enquête sur les lycées ESCAPAD en 2008, Enquête sur les conduites addictives des adolescents polynésiens 2009. http://www.inpes.sante.fr/

L’INVS (Institut National de Veille Sanitaire) : « : prévalence et état de santé associé aux troubles chroniques, déclarés par les plus de 15 ans en France métropolitaine. Données ESPS 2008 » http://www.invs.sante.fr/

L’INSV (L’Institut National du Sommeil et de la Vigilance) dont le Pr Damien LEGER a été Président de 2011 à 2015 avec les enquêtes INSV-MGEN des Journées nationales du sommeil http://www.institut-sommeil-vigilance.org/

La CPAM de Paris dans des enquêtes réalisées dans les Centre de santé en collaboration avec les Dr Brigitte VARSAT, Harvey GAMBLE, Guillaume DELORD et Jean-Pierre GIORDANELLA http://www.constances.fr/centres-examens-sante/75-paris.php

La cohorte NUTRINET, en collaboration avec le Pr Serge HERCBERG, Dr Pilar GALAN, Valentina ANDREEVA, Marion TORRES https://www.etude-nutrinet-sante.fr

L’INSEE et l’INED : Enquête sur les sans domicile fixes 2012 www.ined.fr www.insee.fr

L’enquête HBSC (Health Behavor in schoolaged children) en collaboration avec Emmanuelle GODEAU de l’Académie de Toulouse. www.hbsc.org/

Collaborations de l’équipe VIFASOM sur l’épidémiologie de la privation de sommeil

Sur le plan national de nombreuses collaborations se font avec les équipes cliniques de l’Hôtel Dieu APHP : l’équipe de recherche HTA (Pr BLACHER, Pr SAFAR), l’équipe VIH (Pr VIARD, Dr GOHSN, Dr GRABAR), l’équipe douleur (Pr PERROT, DR MEKDOUR).

Sur le plan international l’équipe collabore régulièrement avec des équipes brésiliennes de Sao Paulo (Dr Sergio BARROS, Dr Dalva POYARES, Pr Sergio TUFIK) et de l’Université de Bologna en Italie (Dr Monica MARTONI, Dr Vincenzo NATALE) sur l’épidémiologie objective des troubles du sommeil. Et avec l’Université de Stanford (Pr GUILLEMINAULT, PR OHAYON).

The Stanford European Sleep Epidemiology Research Center

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Le centre Européen de Recherche en Epidémiologie du Sommeil (The Stanford European Sleep Epidemiology Research Center) a été inauguré le 12 Juillet 2010 à Paris concrétisant le jumelage avec le centre du sommeil et de la vigilance de l’Hôtel-Dieu en présence des Professeurs de Stanford Christian GUILLEMINAULT et Maurice OHAYON,  du Directeur du Groupe Hospitalier GHUPC Pascale de Wilde et du Professeur Claire LE JEUNNE, vice doyenne de la Faculté de Médecine Paris Descartes. Ce centre européen est dirigé par le Pr damien LEGER et le centre international à Stanford par le Pr Maurice OHAYON.

Les objectifs du centre pour la période 2010-2015 sont de favoriser de nouvelles études et recherche à l’échelon mondial :

  • Evolution du temps de sommeil chez enfants et jeunes adultes
  • Travail de nuit et posté, épidémiologie rythmes de sommeil et travail
  • Développement de nouvelles technologies d’épidémiologie
  • Impact des nouvelles technologies sur le sommeil
  • Sommeil et environnement (bruit, lumière, température)
  • Apnées du sommeil, hypersomnie

Defavoriser des échanges d’étudiants et de professeurs, de Favoriser études en commun avec d’autres spécialités à Stanford et à Paris : douleur, diabète, cardiovasculaire, maladies psychiatriques http://www.sleepepidemiojournal.org/

Les conséquences, les déterminants de la privation de sommeil et les contremesures

La privation de sommeil touche un adulte sur trois et de très nombreux jeunes et adolescents. Les déterminants sont professionnels (travail de nuit et posté, temps de travail) et personnels liés à l’utilisation excessive des tablettes, téléphones et moyens de communication.

Un axe essentiel de recherche de l’EA 7330 VIFASOM porte sur les conséquences de la privation de sommeil et les contremesures permettant de faire face à cette privation avec la participation des chercheurs Pierrick ARNAL, Clément BOUGARD, Mounir CHENNAOUI, Catherine DROGOU, Maxime ELBAZ, Brice FARAUT, Mathias GUILLARD, Danièle GOMEZ-MERINO, Damien LEGER, Arnaud RABAT, Fabien SAUVET, Pascal VAN-BEERS.

Notamment dans les domaines suivants :

  • Privation de sommeil, immunité et bio marqueurs Brice FARAUT et Mounir CHENNAOUI
  • Privation de sommeil et risque cardiovasculaires Fabien SAUVET et Mounir CHENNAOUI
  • Privation de sommeil et risque accidentel des deux roues motorisés Clément BOUGARD
  • Privation de sommeil et comportements neurocognitifs Arnaud RABAT
  • Privation de sommeil en réanimation Maxime ELBAZ
  • Privation de sommeil est aspects métaboliques et nutritionnels : Virginie BAYON, Danièle GOMEZ-MERINO et damien LEGER
  • Privation de sommeil et douleur Brice FARAUT
  • La sieste comme contremesure à la privation Brice FARAUT
  • Extension de sommeil et exercice physique comme contremesures Pierrick ARNAL

Ces études mettent en collaboration toute l’équipe de recherche notamment l’expertise des techniciens de recherche et d’analyse biologique : Pascal VAN BEERS, Mathias GUILLARD, Catherine DROGOU.

Ces études se font chez des volontaires sains et se réalisent dans le laboratoire de recherche de VIFASOM à l’Hôtel-Dieu.

Le sommeil en milieu extrême : Collaborations de l’équipe VIFASOM

L’expertise de l’équipe 7330 VIFASOM la fait participer à des projets d’évaluation du sommeil en milieux extrême. A titre d’exemples récents elle a conduit plusieurs projets pour évaluer et faciliter le sommeil des sous-mariniers des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE). Elle participe en ce moment à l’accompagnement des volontaires scientifiques partis en Antarctique pour un an dans la base CONCORDIA.

Dormir sous l’océan : Etude du sommeil des sous-mariniers.

Dormir sous l’océan pendant des missions de 70 jours alors qu’on est complètement isolé de l’environnement extérieur, sans contact avec la famille et pas de téléphone ni mail, en travail posté, n’est pas facile.

C’est pourquoi l’expertise du Docteur Marion TROUSSELARD de l’IRBA, en lien avec l’équipe médicale des sous-marins dont les Docteurs LAMOUR, VICARD, COSTE, PONTIS, CROSNIER, et en collaboration avec notre équipe DR CHENNAOUI, Pascal VAN-BEERS et Pr LEGER a permis l’enregistrement complet du sommeil de 19 sous-mariniers au cours d’une mission de 70 jours. Les résultats de cette recherche sont publiés dans Plos-One.

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Dormir en Antarctique  : La Plate-forme CONCORDIA

Dormir sous l’océan pendant des missions de 70 jours alors qu’on est complétement isolé de l’environnement extérieur, sans contact avec la famille et pas de téléphone ni mail, en travail posté, n’est pas facile.

Leur mode de vie est une illustration de celle que connaîtront les astronautes des longues missions spatiales. Les chercheurs Amaury SOLIGNAC et Charlotte POUPON qui participent à cette recherche ont une expérience solide des missions antarctiques. Amaury SOLIGNAC est psychologue et suit des astronautes pour des missions spatiales. Avec Marion TROUSSELARD et Damien LEGER nous avons proposé pour l’année 2015-2016 un programme de simulation d’aube et du suivie du sommeil aux chercheurs demeurant pour un an à CONCORDIA.

Voici comment évolue le niveau de luminosité à Concordia lors des mois d’hiver avec une période de nuit avec le dernier coucher de soleil début mai et le premier lever de soleil début août.

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Pendant les 3 mois d’obscurité totale les sujets doivent vivre entièrement à la lumière électrique, ce qui combiné à l’isolement et à l’impossibilité de sortir dehors facilement est très difficile à tolérer. Nous leur avons proposé un programme de simulation par la lumière et de suivi du sommeil, qui est mis en place à CONCORDIA par le Dr Floris VAN DEN BERG.

Cette étude a été primée par l’Agence spatiale Européenne (ESA). Elle est soutenue par le CNES (Centre National d’Etudes spatiales). Elle se fait en collaboration avec l’IRBA (Institut de recherche Biomédicale des Armées) et la NASA (National Aeronautics and Space Administration).

Sommeil, profession et environnement

Les effets de l’environnement, dont l’environnement professionnel sur le sommeil et la vigilance sont au centre des thématiques de notre centre de recherche et sont abordées en détail dans la partie plate-forme de santé publique. Les thèmes en sont notamment :

Les effets de la lumière ou de l’absence de lumière sur les rythmes veille-sommeil

La lumière de haute intensité est considérée comme le synchroniseur le plus puissant de l’horloge biologique. Elle permet de recadrer les horaires de l’organisme sur ceux de l’environnement lors des situations de décalage :

  • Imposées : travail de nuit, travail posté, jet lag (décalage horaire),
  • Endogènes : retard ou avance de phase, rythmes en « libre cours » des aveugles.

Le Pr Damien LEGER et le Centre de l’Hôtel-Dieu ont mené et mènent des recherches sur :

  • Les effets de la privation de sommeil sur les rythmes veille-sommeil, notamment chez les non-voyants et en collaboration avec l’Association Valentin Haüy.
  • La sous-exposition professionnelle à la lumière et ses répercussions sur le sommeil et la vigilance
  • Les effets d’un changement d’éclairage sur l’attention des élèves
  • Les effets d’un changement d’éclairage sur la performance des sportifs
Les effets du bruit sur le sommeil

Le bruit est considéré comme l’un des premiers perturbateurs du sommeil, notamment en milieu urbain. Les effets du bruit sur la santé font l’objet de recherches de la part de nombreux pays industrialisés alerté en particulier par les effets nocifs du bruit la nuit.
Depuis quelques années, le Centre du Sommeil de l’Hôtel-Dieu est associé à cette recherche dans le cadre de :

  • L’ACNUSA (Autorité de Contrôle des Nuisances Sonores Aéroportuaires) dont le Pr Damien LEGER est membre depuis 2003, nommé par le Ministre de la Santé. L’ACNUSA, présidée par Mme Patricia LEMOYNE DE FORGES, a pour but de réduire les effets des nuisances aéroportuaires sur les riverains, notamment par la mise en place d’un couvre-feu sur certains aéroports et la réduction du trafic nocturne. (http://www.acnusa.fr)
  • L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) dont le projet « Bruit et Sommeil » tend à faire le point des effets du bruit sur le sommeil et la santé, et à éditer des recommandations internationales. Le Centre de l’Hôtel-Dieu est collaborateur de ce projet.
  • La DGS (Direction Générale de la Santé). Le ministère de la Santé et de la Solidarité a permis la préconisation de recommandations sur le bruit par le Conseil Supérieur d’Hygiène de France.

Le Pr Damien LEGER, en collaboration avec la DGS et l’ACNUSA, coordonne la mise en place d’une vaste étude épidémiologique des effets du bruit sur la santé (étude DEBATS=Discussion sur les Effets des Aeronefs touchant la Santé).

Les effets du rythme de travail sur les rythmes veille-sommeil

Le Centre du Sommeil et de la Vigilance de l’Hôtel-Dieu s’intéresse étroitement aux liens entre travail et rythmes veille-sommeil en particulier :

  • L’hypersomnolence et ses relations sur la conduite automobile et les postes de sécurité au travail
  • Le travail posté et de nuit (études des rythmes et des conséquences sur la santé des travailleurs à rythmes décalés)
  • Le Jet-Lag (décalage horaire) des voyageurs professionnels
  • L’épidémiologie des troubles du sommeil au travail, reflet des conduites de travail

Sommeil et cognition

Le sommeil a un impact décisif sur la mémoire, l’apprentissage, la cognition de manière générale. Pourtant ce lien entre sommeil et cognition est peu ou mal connu et de nombreuses questions demeurent irrésolues :

  • Quel stade de sommeil permet quel type de mémoire ?
  • La conscience persiste-t-elle au cours du sommeil ?
  • Pouvons-nous apprendre au cours du sommeil ?
  • Quelles sont les conséquences des pathologies du sommeil sur la mémoire, l’apprentissage ?

C’est autour de ces questions  fondamentales que notre centre a démarré une collaboration « Sommeil et cognition » avec deux équipes d’excellence dans le domaine autours des travaux de doctorants.

Le Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique (LSCP) de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Paris Ulm dirigé par Sid KOUIDER autours des travaux de thèse de Thomas ANDRILLON sur perception et apprentissage de bruits blancs au cours du sommeil.

Le Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique (LSCP) est une unité de recherche mixte de l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales), l’ENS (Ecole Normale Supérieure), et du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) (UMR 8554). Notre laboratoire est situé à Paris dans le Département d’Etudes Cognitives (DEC) de l’Ecole Normale Supérieure.

Le but des recherches au LSCP est de comprendre les mécanismes psychologiques qui sous-tendent l’acquisition et le fonctionnement de fonctions cognitives typiquement humaines, telles que le langage, la cognition sociale, et la conscience.  Le LSCP est organisé en 4 équipes :

  • Langage et son acquisition
  • Modèles computationnels du développement
  • Développement cognitif et pathologique
  • Cerveau et conscience

A travers ces équipes, nous intégrons dans une approche commune les techniques de psychologie cognitive chez le nourrisson, l’enfant et l’adulte humains, ainsi que l’imagerie cérébrale, la neuropsychologie, et la modélisation.

http://www.lscp.net/index.php?lang=fr

L’unité INSERM-CEA-Collège de France de Neuroimagerie cognitive du dirigée Stanislas DEHAENE autours des travaux de thèse de Mélanie STRAUSS sur l’étude magnéto-encéphalographique de la profondeur du traitement de l’information auditive au cours du sommeil, thèse soutenue le 26 novembre 2015.

Le but de l’unité est de comprendre comment fonctionne le cerveau humain avec plusieurs équipes, chacune orientée vers un thème de recherche particulier, et intéressée soit par les compétences de l’adulte dans le domaine du langage, du nombre, de la conscience, etc.soit par le développement de ces compétences chez le nourrisson et l’enfant.

http://moncerveaualecole.com/unite-inserm-cea-de-neuroimagerie-cognitive/